Selon une légende, la duchesse Anne de Bretagne, alors quelle se promenait dans la province, assista à une scène de chasse dont la proie était une hermine blanche. Cerné prés d'une mare, l'animal, plutôt que de se salir, choisit de faire face aux chasseurs, préférant la mort à la boue. Considérant la noblesse de cette attitude, Anne commanda qu'on laisse la vie à la bête et décida d'en faire son emblème. En référence à cette aventure, « Plutôt la mort que la souillure » (en breton : Kentoc'h mervel eget bezañ saotred) est la devise de la Bretagne. En réalité, lapparition de lhermine dans les armes des ducs de Bretagne remonte à Pierre de Dreux dit « Mauclerc » (1213-1237).

http://blanche-hermine.over-blog.com/
Résumé
25 mai 1923
Deux amis, deux bretons, se rendent en voiture à Paris pour "Affaires" :
- Pierre Quemeneur, 45 ans, Conseiller Général du Finistère
- Guillaume Seznec, même âge, ou à peu près, Maître de scierie à Morlaix
Pierre Quemeneur ne donnera plus aucun signe de vie.
Son ami Guillaume Seznec est aussitôt suspecté.
Au terme d'une enquête quelque peu orientée, Guillaume Seznec est inculpé.
Au centre de l'Affaire : un trafic de Cadillacs, le manoir de Album consacré à des portraits de Bretons connus ou inconnus.
On y remarquera plusieurs superbes titres concernant l'affaire Seznec.
A noter également l'arrivée de Christophe le Helley (flûtes, synthés etc...) dans le groupe qui embellit le style Tri Yann d'un air plus médiéval et la participation de Bernard Baudriller (ancien Tri Yann).
Ce Cd "rock-folk-celto-médiéval" est enregistré à l'Abbaye de Fontevraud. en Plourivo.
4 novembre 1924
La cour d'assises de Quimper, sans preuve voire sans crime, sans aveux, sans victime, condamne Guillaume Seznec au bagne à perpétuité.
avril 1927 - mai 1947
Guillaume Seznec passe 20 ans de sa vie au bagne de Guyane. Il en sort gracié par intervention du Général de Gaulle.
13 février 1954
Guillaume Seznec décède à Paris des suites d'un accident survenu quelques mois avant dans lequel il avait été fauché par une voiture.
Toute sa vie, Guillaume Seznec clamera son innocence.
Sa famille, durant quatre générations, mènera un combat pour réparer cette injustice. Le petit fils de Guillaume Seznec le poursuit encore aujourd'hui.
Cette Affaire ne vous a pas laissé indifférent ?
Pour en savoir plus :
Bibliographie
- Denis Le Her-Seznec, Nous les Seznec, Robert Laffont, Paris, 1992, 1993 et 1997.
Filmographie
- Yves Boisset, L'Affaire Seznec, 1993
Autres sites
- L'Affaire Seznec ou Le combat contre les ombres, Rennes, 20-24 octobre 1997
- Bretagne.com : à la recherche du PV 674
Pour soutenir l'action en faveur de la réhabilitation de Guillaume Seznec :
- Association France-Justice, 40 rue de Rochechouart, 75009 Paris
Illustration
- Guillaume Seznec à son retour sur le Colombie, juillet 1947
HOMMAGE DE TRI YANN

Album consacré à des portraits de Bretons connus ou inconnus.
On y remarquera plusieurs superbes titres concernant l'affaire Seznec.
A noter également l'arrivée de Christophe le Helley (flûtes, synthés etc...) dans le groupe qui embellit le style Tri Yann d'un air plus médiéval et la participation de Bernard Baudriller (ancien Tri Yann).
Ce Cd "rock-folk-celto-médiéval" est enregistré à l'Abbaye de Fontevraud.
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On retrouve d'ailleurs des sortes de galettes ou crêpes dans toutes les civilisations de l'Ancien et du Nouveau Monde, qu'elles soient faites à partir de farine de blé, de riz, de maïs ou d'autres céréales.
Au XIIème siècle, les croisés rapportèrent le sarrasin d'Asie et cette plante trouva dans les terres acides de Bretagne un milieu favorable à son développement. Pourtant, il fallut attendre encore plus d'un siècle avant que le sarrasin moulu en farine n'entre dans la composition des galettes. Celles-ci servirent alors de pain dans les campagnes, le froment étant surtout réservé aux propriétaires terriens et aux habitants des villes. On les fit même sécher dans les greniers afin de les garder pour les soirs de disette où, la soupe étant trop claire, elles venaient l'épaissir, brisées dans l'écuelle.
Crêpes ou galettes, pain quotidien, donnèrent lieu à bons nombres de coutumes qui jalonnèrent l'histoire du terroir breton.
On raconte que, sur l'île d'Ouessant, le jeune homme qui désirait épouser sa belle venait rendre visite aux parents de celle-ci afin de demander sa main. La mère de la jeune fille préparait alors galettes et lard qu'elle tenait enfermées dans l'armoire. Le jeune homme faisait sa demande au père. S'il était agrée, la mère de la jeune fille posait ces victuailles sur la table et tout le monde s'en régalait. Les jeunes gens comprenaient ainsi qu'ils étaient promis et pouvaient repartir ensemble pour un essai d'un an, avant la consécration du mariage.
Cela laissait aux deux familles le temps de voir les modalités de ce mariage : construction d'une maison, d'un lopin de terre, fabrication des meubles, ... Mais si, lors de la demande, l'armoire restait close, il n'était pas besoin de mots pour comprendre que cette demande était rejetée. Dans d'autres régions de Bretagne, la jeune épousée venant occuper la maison des ancêtres et devait jeter la première crêpe de sa fabrication sur le haut de l'armoire, marquant ainsi son respect à la mémoire des anciens.
De nos jours, crêpes et galettes ont perdu toute signification rituelle, à l'exception des crêpes au cidre doux qui s'offrent encore de maison à maison en remerciement de l'aide apportée à la fabrication du cidre.
Les premières galètoires en fonte firent leur apparition au XVème siècle. De taille imposante, elles mesuraient 70 centimètres de diamètre, elles étaient munies d'un anneau qui permettait de les accrocher au mur entre deux usages. Des crêpières s'installèrent alors sur les marchés. Avec un fourneau portable et deux galètoires, elles travaillaient rapidement, étendaient la pâte sur une galétoire, puis retournaient sur l'autre pour terminer sa cuisson. Elles vendaient la galette sèche que les gens mangeaient debout devant leur étal. Ces galettes s'agrémentèrent bientôt de divers ingrédients tels qu'ufs, saucisses ou lard apportés par ceux qui désiraient les consommer garnies. La crêpière faisait cuire ces ingrédients sur le bord de la galètoire avant d'en fourrer la galette. Puis ces femmes se louèrent pour les fêtes ou des mariages, travaillant dès l'aurore pour préparer les énormes "échées" ou piles de galettes qui étaient dévorées avec force beurre salé, pâté, ufs et saucisses. Au moment du dessert, elles mélangeaient un uf ou deux à la pâte, la parfumait de cannelle ou de fleur d'oranger. La crêpe douce était née. Bientôt, le froment remplaça le sarrasin et le lait entra également dans la composition de la pâte. Mais c'est depuis peu que ces crêpières ont pignon sur rue et proposent aux gens leurs crêpes servies à table, ruisselantes de beurre et fourrées d'une multitude de choses.
Pourtant, chacune garde jalousement ses secrets de pâte ou de tour de main, ce qui fait leur charme.
Source : creperie.com
40 jours après Noël, c'est la fête de la chandeleur. Son sens religieux est quelque peu oublié :
Tous les an, l'Eglise rappelle aux fidèles le jour où la Vierge Marie a présenté Jésus au Temple.
Autrefois, les fidèles défilaient, une chandelle bénie par le prête à la main.
Les cierges étaient ensuite soigneusement conservés dans les armoires
pour conjurer la maladie ou pour empêcher la foudre de tomber.
On a pris l'habitude de manger des crêpes à la Chandeleur. D'où vient cette tradition ?
La procession avec des chandelles allumées s'est substituée aux anciennes lupercales romaines
où l'on s'assemblait avec des torches et mangeait une galette de céréales en l'honneur de Proserpine pour obtenir d'elle la fertilité de la terre.
La tradition voulait ainsi que l'on mange des crêpes pour s'assurer une bonne récolte.
L'origine de la tradition des crêpes est de nos jours oubliée,
reste le 2 février la fête conviviale où l'on fait sauter les crêpes dans la poêle
pour les retourner avant de les déguster avec un bol de cidre
L'âge d'or des chiffonniers Dans les familles paysannes du centre de la Bretagne, au sol aride, le ramassage des chiffons procurait un revenu d'appoint. La paroisse de La Feuillée constituait même, en quelque sorte, la capitale du chiffon. (Photo DR) (cliquez sur la photo pour l'agrandir) |
La langue bretonne les désigne sous le nom de pilhaouer. On les appelle pilhotour dans la région de Vannes et pillotou dans le pays gallo. Maints contes et complaintes illustrent leur mémoire. Durant trois siècles, les chiffonniers ont arpenté nos routes.Souvent assimilés aux mendiants, les chiffonniers ne reçoivent pas toujours bon accueil dans les maisons. Avec leur sac sur le dos, ils inspirent la méfiance des femmes seules et terrorisent les enfants. Dans une chanson composée en 1836, où il conte en breton sur un air de gavotte les doléances de l'infortunée Marivonnig, épouse d'un pilhaouer ivrogne et nauséabond que l'Ankou (la mort) tarde à venir chercher, le recteur de Loqueffret a, du reste, parfaitement illustré cet aspect négatif. Matière première de la pâte à papier, les chiffons n'en représentent pas moins un secteur important de l'économie bretonne en ces temps anciens. De La Roche-Derrien à Vannes en passant par La Trinité-Porhoët et les monts d'Arrée, depuis plus de deux cents ans, on les voit passer régulièrement ces chineurs, à mi-chemin entre les gueux et les commerçants ambulants. « Des chiffons pour le chiffonnier ! », claironnent-ils à tue-tête de leur charrette ou carrément à cheval. Si leur image est peu reluisante, le métier en revanche nourrit bien son homme. La Bretagne compte alors 66 moulins à papier essentiellement localisés au nord d'une ligne allant de Plouay à Fougères. Des hommes pleins de feu Face à la concurrence Une baisse Enjeu économique et social Claude Péridy |
plus d'informations sur la bretagne sur le site que je vous recommande :
Aujourd'hui Encore , on ne connaît pas avec certitude quand et comment les Celtes (des Indo-Européens) sont venus s'installer en Europe de l'Ouest. Deux théories s'affrontent, la théorie classique est celle des migrations. Les Celtes seraient venus par vagues successives d'Europe orientale où ils se seraient fixés vers 4000 av JC. Ils auraient atteint l'Europe centrale, puis occidentale au 2ème millénaire av JC. Les Celtes seraient arrivés en Gaule vers 1200 av JC. La seule certitude que nous ayons, c'est qu'au Vème siècle av JC la Gaule est bien peuplée de Celtes.
On a l'habitude de distinguer trois périodes successives dans la civilisation celte :
- Entre 1200 et 900 avant JC, une civilisation appelée les "champs d'urnes", à l'âge du bronze final (incinération des morts, naissance des oppida, grands progrès techniques)
- Entre 900 et 480 av JC : la période de Hallstatt, au premier âge du fer (période fastueuse des principautés guerrières)
- Entre le Vème et le IIème siècle av JC : la période de la Tène, au deuxième âge du fer (période d'extension maximale des Celtes, certains s'installent dans la plaine du Pô, apogée des oppida)
A partir du IIème siècle avant JC commence la domination romaine et la fin progressive de la civilisation proprement celte.
La théorie la plus récente pense que les Celtes seraient arrivés dans notre pays beaucoup plus tôt que le dit la thèse des migrations, ce sont eux qui auraient érigé les mégalithes.
Jean-François BRADU - Professeur histoire-géographie - Orléans.
pour tout savoir sur les celtes et autres civilisations visiter le site du professeur BRADU :
Issu du Pays de Galles, de Cournouailles, d'Ecosse, d'Irlande, parfois même du germain ou encore du français, les prénoms bretons se sont et ne cessent de s'enrîchir au fil des ans.
Entre origine, signification et dérivés, nous tentons au travers de fiches explicatives d'apporter les réponses aux questions que vous vous posez et que vous nous posez. La recherche concernant l'origine exacte d'un prénom étant parfois longue et hardue, nous publions donc les nouvelles fiches au rythme de nos découvertes ou des confirmations d'informations en notre possession.
Vers 100000 av J-C: Peuplement généralisé de la Bretagne
Vers 4400 av J-C: Développement de l'agriculture
Vers VIe av J-C: Arrivée des Celtes
56 av J-C: Défaite des Vénètes, occupation de l'armorique par César
Ve-VIe: Implantation des celtes de Cornouaille
799: Charlemagne annexe la Bretagne
845: Victoire des Bretons sur les Francs. Indépendance du Duché
IXe-Xe: Invasions normandes
1341-1365: Guerre de succession
XVe: Règne des Montforts, création de la première université bretonne
1491: Mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII
1499: Mariage d'Anne de Bretagne avec Louis XII
1532: Union de la Bretagne et de la France, mais le duché conserve ses privilèges
1675: Révoltes urbaines
1718: Complot auquel participe le marquis de Pontcallec ("Que la fête commence")
1789: Les Etats de Bretagne disparaissent et les privilèges sont abandonnés
1793-99: Chouannerie
1870: Le camp de Conlie ("L'holocauste breton", Yann Brekilien)
1940-45: Résistance, et maquis dès 43. Libération peu après le débarquement
L'Histoire de la Bretagne en détails sur ce site passionnant : http://www.chez.com/brunojls/Breizhonet/Bretagne/histoire/sommhist.htm
Les légendes bretonnes

La forêt de brocéliande et Merlin lEnchanteur
Brocéliande est le nom mythique de lactuelle forêt de Paimpont, située au sud-ouest de Rennes. Vestige dun immense ensemble forestier qui occupe au Moyen-âge le cur de la péninsule, elle est le siège de nombreuses légendes de limaginaire celte. Les chevaliers de la Table Ronde ont en effet trouvé là un décor à la mesure de leur destin et de leur quête : leur roi, Arthur, les somma de trouver le Graal, dissimulé dans ces bois de Petite Bretagne. Merlin lEnchanteur, ami et conseiller du jeune Arthur, fut lhôte privilégié de Brocéliande. Ainsi la fontaine de Barenton marqua sa première rencontre avec la fée Viviane. Merlin aima tant Viviane quil édifia pour elle, sous létang où ondoie le reflet du château de Comper, à Concoret, une citadelle de cristal. Celle que lon nomme aussi la Dame du Lac y élèvera Lancelot, futur chevalier du roi Arthur. Malgré une importante différence dâge, lamour de Viviane pour lEnchanteur était vaste et exclusif et bientôt, elle ne put se contenter du temporel : forte des sortilèges appris de la bouche même du magicien, Viviane envoûta Merlin à la fontaine de Jouvence, après avoir rajeuni les traits du vieux druide. Puis elle lemprisonna pour léternité de neuf cercles magiques durs comme le roc.
D'autres legendes sont sur le site de http://www.tourismebretagne.com/fr/preparez/Patrimoine_Culture/legendes.cfm
devise de la bretagne:
Kentoc'h mervel eget bezañ saotret, répondant à la formule latine Malo (remplacée plus tard par Potius) mori quam foedari " Plutôt la mort que la souillure " faisant référence à l'hermine.

legendes et mythes de bretagne sur le site superbe : http://legendesbretonnes.free.fr/





